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Toujours en Guyane : Suspicion de fraude : coup de filet à la Caf et à la Sécu.

Salut !

De : Sébastien ROSELÉ France-Guyane 19.04.2012

Six personnes travaillant ou ayant travaillé à la Caf et à la Sécurité sociale sont en garde à vue depuis lundi matin. On les soupçonne de fraude et d'aide au séjour de clandestins. Le tout en bande organisée.

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La Caisse d'allocations familiales de Guyane au début du mois alors qu'elle annonçait qu'elle restait fermée jusqu'en mai pour combler son retard dans le traitement des dossiers. (HG)

C'est un travail de longue haleine, mené depuis des mois par la police aux frontières (Paf) qui a abouti à un coup de filet, lundi matin. Six personnes travaillant ou ayant travaillé (on parle d'un ou de deux retraités) à la Caf ou à la Sécurité sociale ont été arrêtées lundi matin. Certaines ont été interpellées directement sur leur lieu de travail, ce qui n'a pas été sans créer un certain émoi. Des perquisitions ont suivi.
Ce coup de filet a été dirigé par la juge d'instruction du tribunal de Cayenne qui supervise l'enquête. La justice reproche à ces six personnes des escroqueries, des aides au séjour irrégulier, de la corruption active ou passive. Autrement dit de payer ou d'être payé en échange d'une faveur administrative. Hier soir, ces suspects étaient toujours en garde à vue, arrivant à plus de cinquante heures de rétention dans les geôles policières. Le dossier étant couvert par le secret de l'instruction, on ignore dans le détail les faits reprochés à ces six personnes. Mais il s'agirait de prestations sociales versées indûment à des personnes qui n'y avaient pas droit ou encore de dossiers montés permettant à certains étrangers en situation irrégulière de demeurer en Guyane. Ils seront présentés devant la juge d'instruction au plus tard demain matin (vendredi). Un avocat supposait que la présentation se ferait plutôt aujourd'hui.
« PETITES FAUTES »
En tout cas, une confrontation entre certains des mis en cause était organisée d'ores et déjà hier soir. Avant cela, les avocats qui les défendaient n'y allaient pas de main morte, jugeant excessives ces arrestations et ces gardes à vue très longues. Me José Lama, qui défend « un cadre de la Caf » , minimise les faits. « Mon client a fait son travail, c'est tout. Mais il n'a pas aidé à l'immigration clandestine. » Me Alex Leblanc assiste celui qui est considéré comme la tête du réseau. Il s'indigne : « Mon client est toujours en garde à vue (hier soir). C'est exagéré tout ça! Une garde à vue de 96 heures pour des gens qui ont fait de petites fautes! Il y a des choses qui mériteraient davantage une garde à vue de quatre jours en Guyane. Par exemple, les réseaux de stupéfiants à Balata. Ou alors les passeurs qui font de la traite d'êtres humains. »

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                                                        Bonne journée !


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